Beaucoup de questions se posent sur le personnage de Boris Boillon, cet ambassadeur de combat droit dans ses bottes qui fait un malheur en Tunisie et partout ailleurs. Lui là :

Et bien vous savez quoi ? Ce type c’est Fantomas ! Et oui c’est déjà lui qui était la star dans le rôle du juge d’instruction de l’affaire d’Outreau sous le nom de Fabrice Burgaud !!!

Ceci explique cela ! Donc, d’après moi, soit on remet la morphopsychologie au goût du jour en tant que science exacte, soit on a déjà été infiltré par des aliens…
Cette semaine avec des collègues on a discuté de l’histoire du futur compteur électrique en se posant des questions sur les histoires de CNIL. Donc quand j’ai vu un article sur le sujet forcément je l’ai lu. Et un passage a tout particulièrement attiré mon attention puisqu’il fait écho à une expérience personnelle à des années lumière de ce qui est “officiellement” communiqué.
A savoir :
Linky est un compteur «communicant» et même «intelligent», nous dit-on. Une petite révolution technologique: il peut recevoir et envoyer des données sur la consommation des ménages sans l’intervention physique d’un technicien. Il fait tout, tout seul. Relevé de compteurs, ouverture d’un nouveau compte en cas de changement de propriétaire, permutation d’un clic de souris de l’offre souscrite… Et coupure instantanée de l’électricité pour les mauvais payeurs. On touche du doigt l’un des problèmes. Aujourd’hui, quand une famille ne paie plus ses factures, un agent d’ERDF se rend chez le client, tente d’établir le dialogue avant de couper le courant. Si la famille est en détresse, il avertit le fournisseur et s’assure que la procédure d’alerte a bien été enclenchée - services sociaux dans la boucle et délais respectés pour permettre l’application du tarif première nécessité. Demain, avec ce nouveau compteur, cette relation humaine est menacée. «Non, assure François Blanc, en charge du projet Linky chez ERDF. A ce stade de l’expérimentation, nous avons décidé de ne pas changer la procédure concernant les impayés. Nos agents continuerons à se déplacer comme avant.»
Début juin j’étais en déplacement à Paris. A 10h Enercoop —mon FAE vert préféré— me laisse un message en me disant que mon courant a été coupé “par erreur” par ERDF. Le contexte était le suivant : quelques jours auparavant j’avais réglé une facture en retard (eh oui, pas de moyen de paiement en ligne et de prélèvement automatique mis en place et comme je suis très mauvais pour le suivi des factures qui se règlent par un envoi postal de chèque… faut me le rappeler plusieurs fois !). Quand je dis quelques jours, c’était une bonne semaine. Manifestement il y a eu un bug entre eux puisque la procédure “mauvais payeur”, elle, n’est pas stoppée. Et ce jour là ERDF coupe tout, sans chercher à comprendre —forcément, tout le foyer était déjà au travail/à l’école à l’heure où l’agent se pointe— ou vérifier quoi que ce soit auprès d’Enercoop en amont de la coupure.
La “relation humaine” qui n’a donc pas eu lieu s’est ensuite matérialisée ainsi : Enercoop a remué ciel et terre pour que ERDF répare l’erreur et remette le courant le jour même. Ils ont communiqué mon numéro à leur service pour convenir d’un rendez-vous téléphonique après 14h (fin de la pause déjeuner évidemment). Pour ma part j’étais à Paris jusqu’à 18h (LOL). Je passe donc le témoin à mon épouse qui est sur Clermont-Ferrand en spécifiant de la contacter elle. A 17h00 ni elle ni moi n’avons eu d’appels. Je rappelle Enercoop —qui ne comprend pas— qui rappelle ERDF. Un agent d’ERDF appelle enfin mon épouse vers 17h30 et lui tient à peu près ce discours “ma p’tite dame je passe pas chez vous après 18h00 pour remettre le courant parce que j’aurai fini ma journée”. Ma femme travaille jusqu’à 18h30 et est à 20mn du domicile… alors on fait quoi ? On dit ok et négocie avec une voisine retraitée qui accepte gentiment d’être là à 18h00 puisqu’il faut obligatoirement une personne pour rétablir le courant avant 18h00 alors qu’il n’en a pas fallu pour le couper. C’aurait pu être le chat, ça n’aurait rien changé…
L’agent ERDF —un p’tit monsieur— arrive à 18h45 et rétablit le courant. Aucun mot ou excuse pour le retard auprès de la voisine ou la bévue en général. “C’est pas ma faute c’est le système, je devrais même pas être là à cette heure là alors estimez-vous heureux”. On s’excuserait presque auprès de lui. Mais j’aurais plutôt eu envie de lui dire ceci “Retourne planter des pilonnes après les tempêtes, ça c’est ta vraie vie”.

NB : je ne cautionne pas cette basse caricature et les “idées” qu’elle véhicule, c’est juste le résultat de recherche qui arrive en 8e position sur la 1e page de Google Images avec “agent EDF”… C’est beau le web pour refléter la nature humaine.
A la facture suivante Enercoop me facture —par erreur— 40€ de frais de déplacement du dit agent. Gentiment je paye ma facture à l’heure (sourire) tout en déduisant ces 40€ et leur rappelant qu’ils ont reconnu leur faute donc ces frais sont les leurs ou ceux d’ERDF… pas les nôtres. Enercoop acquiesce en retour par email, c’était un traitement —forcément— automatisé sur la tête du client final pour ce type de frais.
Donc tout ça pour dire, faut arrêter avec le horseshiting ou le bullshiting (selon votre sensibilité animale) : la procédure de coupure avec “relation humaine” est un faux-semblant marketing. Et cela s’étend à tous les autres services et entreprises avec qui l’on est en rapport. Ca fait belle-lurette que la “relation humaine” et sa cousine la “satisfaction client” sont érigées par toutes les sociétés privées et publiques comme cheval de bataille et fin en soi. Mais ça n’existe pas, seules des bases de données informatisées (et leur cortège de discours prêts à consommer) existent et, exceptionnellement, des employés un peu engagés vont au-delà des procédures ou manipulent leur système d’information pour régler instantanément nos soucis, a contrario de ce qui est automatiquement validé et acquis. La procédure, c’est le profit.
PS : je kiffe toujours Enercoop.
Lundi la France était au bord du gouffre, les français se précipitaient vers les stations essence comme des bêtes hagardes et aveugles… La pénurie était prête à fondre sur nous tel un oiseau de proie (entre 3 et 10 jours de réserve !). Le scénario de Mad Max commençait à prendre corps dans les médias.

Intrigué, amusé, atterré, je m’apprêtais à écrire Comment survivre (ou pas) à la pénurie qui guette (en 7 points non-exhaustifs)…
- Prenez les transports en commun…
- … de toutes manières ça vous pend au nez (s’ils fonctionnent encore, en ce qui concerne les bus). En plus si vous faites le plein maintenant et ressortez votre voiture dans 2 semaines, vous aurez le luxe ultime de pouvoir rouler quand plus personne n’aura d’essence. Et, ça, c’est la grande classe.
Si vous vivez loin des transports en commun, vous réaliserez que voter c’est pas une si mauvaise idée et déposerez un bulletin en mars prochain pour une liste prônant –vraiment- les déplacements doux. - Conduisez pieds nus
Ce n’est pas farfelu. Conduire pieds nus ou en chaussettes vous permet de mieux ressentir vos pédales et de moins les écraser. Ca entraîne jusqu’à 10% d’économie d’essence (si je me souviens bien). - Rappelez-vous du temps de l’auto-école (des cerises)
Vous étiez jeune, on vous y expliquait qu’une conduite nerveuse c’était x% de consommation en plus alors vous passiez gentiment le permis pour appuyer ensuite à fond sur l’accélérateur et conduire bourré. Maintenant vous êtes sage, vous conduisez encore bourré mais vous faites gaffe à votre porte-monnaie. - Devenez psychopathe
Sélectionnez l’option conso instantanée sur l’ordinateur de bord de votre voiture (si vous en avez un). Regardez combien de l/100km vous engloutissez en accélérant. Soyez un winner contre vous-même en essayant de rester sous un certain palier. - Co-voiturez
Vous pouvez augmenter votre espérance de mobilité de 2 à 4 fois en vous y mettant à plusieurs. Le temps que la grève soit cassée. En plus vous échangerez des blagues drôles avec vos partenaires et en deviendrez plus cultivé ! - Tombez malade et restez chez vous
Certaines personnes ont le don de tomber malade uniquement pendant leurs vacances. Persuadez-vous que les vacances arrivent. Mais ne comptez pas sur la grippe H1N1. Ou alors vous êtes vraiment trop fort ! - Allumez le feu
Allez chez Total remplir des litres de jerricanes, faites-vous prendre à parti par les gens qui font la queue. Il suffira d’une étincelle…
Et puis, d’un coup, la grève s’est arrêtée comme ce post. :)
Ce qui est bien, avec mon nouveau boulot, c’est que je découvre nombre de choses magnifiques… Notamment en terme de data visualization qui donne lieu à de bien belles mises en perspective de l’information. Où l’information devient quasiment “artistique”.
Bref c’est en musardant sur le blog de Manuel Lima (président d’honneur du WIF 2010) que je suis tombé sur ce lien. On lie/lit sur cette “map” tout les éléments qui influent de près/de loin et en positif/négatif sur notre planète…

Le fait de passer d’une semaine à l’autre d’une partie à l’autre m’inspire ce détournement du fameux titre d’un ouvrage de “psychologie” qui a fait le tour du monde (plusieurs fois). Ouvrage qui décrit la Ô combien difficile relation de couple.
Je ne vais pas me lancer dans la métaphore facile du client/homme et de l’agence/femme mais juste témoigner d’à quel point l’un et l’autre sont persuadés que son vis-à-vis ne fait pas l’effort que le premier consent. C’en devient même presque du conditionnement.
On pourrait aussi élargir sur l’imago paternelle du patron/responsable et maternelle de l’assistante/SM… on n’en est plus à un raccourci près.
Tout cela pour dire que je suis parfois stupéfait -grand naïf que je suis- de l’énergie que tout un chacun peut déployer pour pourrir l’autre. Cet autre qui n’est autre que ce que l’on ne supporte pas en soi.
Bref, c’est sans fin alors je préfère aller me promener dans les bois avec Sigmund et Anna. :)
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2009 année de crise, année où les gens auront dépensé 1 milliard chez Cdiscount (que le groupe Casino avait voulu revendre… heureusement que ça n’a pas marché parce que qu’est-ce que ça marche !), année des auto-entrepreneurs qui ouvrent des boutiques de niche (au sens figuré) face aux molosses, année record dans les grands écarts et la défiance partout…
Comme le dit le dit le DG d’amazon.com “on sent que quelque chose est en train de se passer”. Et ce qui est étonnant ou amusant -selon votre définition de ces mots- c’est bien ce principe de sentiment. On ne sait pas pourquoi -malgré le fait qu’on s’appelle Amazon.com et qu’on a longtemps été (et qu’on est encore) un des sites les plus pensés et aboutis du marché- mais d’un coup ça marche alors qu’ailleurs ça s’écroule.
C’est certainement parce que des facteurs extérieurs aux “simples” sites web en soi pèsent encore plus lourd dans la balance que leur conception ou autres nouvelles méthodes de promotion. 4 fois plus de requêtes ou de recherches sur les moteurs dans le même temps ai-je cru comprendre…
Peut-être bien que c’est socio-démographique et, qu’après que la Chine se soit réveillée, ce sont nos seniors qui se sont levés cette année pour aller directement de leur lit à un laptop connecté au web. Ces même seniors qui il y a un peu plus de 10 ans et l’avènement du web pour tous n’étaient pas loin du haut de leur propre échelle sociale… Peut-être est-ce aussi psychologique. Bref c’est quelque chose qui sort des schémas spécifiques et monitorés du web.
Quoi qu’il en soit ça se passe maintenant, au moment même où l’Internet se retrouve projeté dans la juridicisation et agrippé par des créanciers moralistes ou politiques douteux.
Ca ne pouvait que se passer maintenant finalement, non !?
