Double LOL piqué !

La lecture du 13h de la com d’aujourd’hui m’inspire un enchainement de LOL et LOLJK sans transition mais dans le même mouvement.

Le LOL d’or du jour est donc décerné à Sixt qui “en interne” fait du très bon boulot. Vraiment LOL cette campagne (I mean it)…

Et le LOLJK pour le ma-gni-fi-que label “Top Employeurs” qui récompense la longue liste des victimes salariés qui bénéficient de ce qui se fait de meilleur en management en France (cf. Orange, trop beau pour être vrai).

On vit dans un monde ma-gni-fi-que !

/Edit du 16/02/

Je viens de lire que La Poste vient d’être condamnée pour avoir fait enchaîner 250 CDD en 23 ans à une employée. Le label Top Employeurs et le respect du code du travail, ce sont bien deux choses distinctes hein ?!

Opportucynismes ?

Trendwatching est un site amusant (voire intéressant) à suivre avec chaque mois un briefing plein de concepts à boire et à manger.

Ce mois-ci le focus est sur les “citysumers” qui peuvent être d’une certaine manière apparenté au concept passé des “métrosexuels”. Trendwatching se veut pragmatique et catchy dans son briefing en parlant “d’opportunies” à tirer du trend qu’ils ont repéré. Et de les lister ainsi :






Et là, d’un coup, ça déraille…






Vous ne voyez pas comme un hiatus entre la promotion d’opportunités centrées sur des opés marketing/produits dispendieux en amont puis la promotion de “lifestyles” + ou - green derrière ? Pour moi c’est la porte ouverte au greenwashing… Voire un nouveau trend/concept : l’opportucynisme. :)

Ils sont forts ces Américains…

A peine 2 semaines passées et on avait déjà un bilan sur le web de 2011. ;)

Welcome to Social Entertainment - Annual Report 2011

Si vous en avez marre des “slideshares” et voulez un résumé, consultez cet article (en anglais) sur “ze sochial antèretainemente éïdjeu”.

Trouverez-vous l’intrus ?

Trouverez-vous l’intrus ?

La petite musique des agences aka le jeu des chaises musicales

Que c’est parfois drôle de lire la newsletter de Stratégies qui scrute et rend compte avec virtuosité du theatrum mundi des agences “créatives”. Et que c’est parfois dur pour une agence d’arriver à être à la pointe du canon, à l’uptodate des concepts, d’idées sémiolo-magnifiques et de wording worldwide appliqués à l’organisation interne pour briller en externe. Prenons deux exemples publiés cette semaine pour s’amuser, aussi, avec les mots.

Directrice du planning, planneur stratégique senior, planneur data&analytics… ça plane pour eux, bien haut dans les strates et toujours en mode bon plan. Et Déborah —qui a fait des études de sémiologie— n’arrive même pas à saisir en un simple intitulé aussi clair que celui de ses amis quel va être son métier. Quant au planneur new business, arrivera-t-il à faire sa résilience du old business pour assurer sa réussite et celle de l’équipe ?

Ici on parle de renforcement d’équipe. Sauf, qu’en fait, tout le monde semble monter d’un échelon dans un magnifique mouvement de synchronisation, d’un trottoir à l’autre. Alors c’est le renforcement de quoi ? De l’ego, du pipo ? Circulez, y’a rien à voir…

La suite au prochain épisode.

Le problème, c’est toujours la chute…

Tout commence par la lecture de ce post gentiment narcissique et logiquement autopromotionnel sur les clés de la réussite de la com’ digitale —style qu’il est bon d’arborer dans les grandes agences décomplexées, comme de bons vieux paons qu’elles sont—. Tout le monde fait cet exercice à sa manière sur son blog avec plus ou moins de discrétion/réussité, c’est le but même du blog : la reconnaissance. Donc pas la peine de jeter la pierre (“troller” ou “hater” ?), il faut juste être concient que c’est juste là un exercice de style. Mais je digresse.
Je fais donc la moue par rapport au post en soi mais lance les vidéos pour aller au bout. Et là je trouve un contenu intéressant, intelligent, soigné, créatif et clair (borderline quand même le piano en bande son… le sujet c’est pas la rémission d’un cancer non plus). Bref c’est sacrément ENGAGEANT. Oui c’est bon/fort/futé/affuté et c’est certainement normal compte tenu de la structure et des gens derrière. Et l’idée finale du “design thinking” qui renforce le discours de “marque”, franchement on ne peut que l’approuver et applaudir des deux mains (grosso modo).

Mais le problème c’est la chute. C’est là où le beau discours déraille où le masque ne tombe pas mais est remis et où le fil du storytelling redevient trop visible. Tout ça pour ça : nurun veut “rendre la vie meilleure et rendre les marques plus utiles au quotidien” ? Les 4 dernières secondes où après une magnifique lubrification on t’amène la couleuvre de 3 mètres. Et là ça casse tout mon désir. Parce que même si on peut/veut y croire ce n’est pas la réalité. µ
Leur connaissance du digital, c’est une réalité. Leur savoir-faire, c’est une réalité. Leur méthodo et leurs idées, c’est une réalité. Mais l’objectif de la vie meilleure c’est vilain intellectuellement parlant (ça rappelle un claim en grande distrib, en passant). A moins que dans “meilleur” on entende “profitable” et “euros” et que dans “utile” on entende “parts de marché” ou “notoriété”.

Donc comme dirait mon oncle cowboy, cut the horseshit for shit sake!
Enlevez-nous ces 4 dernières secondes pour laisser place à une vraie forme de respect (awe ou wow effect?) et ne pas tout gâcher en nous jetant à la figure ce que l’on doit croire, sans nous laisser élaborer notre propre conclusion par rapport à cette brillante démonstration. Parce que là, finalement, je me dis que pour être vraiment utile pour la marque et rendre la vie meilleure, vous devriez savoir à quel moment il faut lâcher prise.