Trendwatching est un site amusant (voire intéressant) à suivre avec chaque mois un briefing plein de concepts à boire et à manger.
Ce mois-ci le focus est sur les “citysumers” qui peuvent être d’une certaine manière apparenté au concept passé des “métrosexuels”. Trendwatching se veut pragmatique et catchy dans son briefing en parlant “d’opportunies” à tirer du trend qu’ils ont repéré. Et de les lister ainsi :




Et là, d’un coup, ça déraille…



Vous ne voyez pas comme un hiatus entre la promotion d’opportunités centrées sur des opés marketing/produits dispendieux en amont puis la promotion de “lifestyles” + ou - green derrière ? Pour moi c’est la porte ouverte au greenwashing… Voire un nouveau trend/concept : l’opportucynisme. :)
Il en vous a pas échappé que quelques tensions agitent le monde et même le français moyen commence à serrer fortement ses dents et ses fesses face à sa propre société/gouvernance et l’horizon qui s’offre à lui. Ce n’est tout de même pas super étonnant, on est dans une grosse désillusion collective du SDF à l’ISF, peut-être est-ce même pour cela que les 80s —période de fric abondant et d’insouciance— sont trop à la mode. Mais là c’est une réflexion plutôt “long shot”…
La gravité du sujet est autre.
Ce matin en opérant une revue de presse “professionnelle” je suis tombé sur plusieurs news qui vont dans le même sens : le problème des ressources n’a jamais été aussi préoccupant et palpable, ceci expliquant de manière sourde les troubles qui font trembler les sociétés (on appelle ça le “cause à effet”, you know…). Blé l’été dernier, pétrole, eau en général, poissons, tout cela connecté aux changements climatiques… l’accès à ces ressources est sur le point de devenir dramatique et l’on revient à des niveaux d’inégalité face au “vital” un peu partout dans le monde qui rappellent… 1789 dans certains cas !
Ceci est un message de la sécurité alimentaire : accrochez donc vos ceintures !
Trouverez-vous l’intrus ?
Consommateur des villes, consommateur des champs ; vieux consommateurs, jeunes consommateurs ; modestes consommateurs, riches consommateurs… avec les statistiques on peut croiser et modéliser plein de situations/cas de figure mais —aussi incroyable que cela puisse paraître— il est clair qu’il vaut toujours mieux être riche, jeune et urbain en France !
Un article de Rue89 faisant état d’une étude sur les impacts supposés et réels du télétravail et du shopping en ligne me fait prendre le clavier fiévreusement.
Passée la “sensation” des sous-titres et des données avancées avec ou sans gras (+30% de conso, compensation de la sédentarité par plus de mouvements et d’émissions en dehors du cadre de travail…) —sur laquelle il ne faut surtout pas s’arrêter mais on sait que la tentation d’aller au bout d’un article et d’une page sur le oueb est généralement faible— on apprend quoi in fine ? Que :
(…) les décideurs doivent veiller à ce que les conséquences de leurs décisions ne se résument pas à transférer les émissions de carbone d’un secteur d’activité à un autre.
Par exemple et dans les faits le télétravail serait un peu du gâchis si tu :
- dédoubles ton poste de travail. Les portables ça existe, vous pouvez en rencontrer ! Qui plus est un “télétravailleur” est généralement déjà équipé chez soi (imprimante, téléphone…) donc plutôt que de doubler, autant rembourser l’usage pro. de matériel perso. Ah ouais mais ça les DAF ils n’aiment pas… ;)
- consommes de l’énergie strictement non-renouvelable chez toi. Il existe des offres “mixtes” ou 100% renouvelables pour des surcoût modestes (en cherchant bien dans d’autres posts vous pouvez trouver une référence au hasard).
- ne favorises pas les transports doux, comme tout le monde (donc ça c’est pas spécifique).
Ca c’est dit et c’est fait. On peut quand même alléger la note du télétravail…

Interlude… Humour…
Par contre les chiffres avancés pour le shopping en ligne sont beaucoup plus effrayants… Comment ça il faut :
- acheter au moins 25 marchandises d’un coup ?
- commander une quantité de biens qui dépasse celle que l’on aurait achetée en 3,5 déplacements au centre commercial ?
- que l’on ne trouve pas le produit produit acheté en ligne à moins de 50 km de chez soi ?
C’est super sévère comme bilan et ça met sévèrement à mal l’argument de la dématérialisation des achats et du e-commerce ayant des vertus écolos ! Hélas sur le site de la fac publiant l’étude, pas de détail sur ce qui amène à ces chiffres, juste les infos dans le CP.
J’aimerais voir les calculs et données derrière… en plus si je pouvais commander l’étude en ligne ça serait à plus de 50km de chez moi donc j’aurais quand même l’esprit tranquille !
