Tout commence par la lecture de ce post gentiment narcissique et logiquement autopromotionnel sur les clés de la réussite de la com’ digitale —style qu’il est bon d’arborer dans les grandes agences décomplexées, comme de bons vieux paons qu’elles sont—. Tout le monde fait cet exercice à sa manière sur son blog avec plus ou moins de discrétion/réussité, c’est le but même du blog : la reconnaissance. Donc pas la peine de jeter la pierre (“troller” ou “hater” ?), il faut juste être concient que c’est juste là un exercice de style. Mais je digresse.
Je fais donc la moue par rapport au post en soi mais lance les vidéos pour aller au bout. Et là je trouve un contenu intéressant, intelligent, soigné, créatif et clair (borderline quand même le piano en bande son… le sujet c’est pas la rémission d’un cancer non plus). Bref c’est sacrément ENGAGEANT. Oui c’est bon/fort/futé/affuté et c’est certainement normal compte tenu de la structure et des gens derrière. Et l’idée finale du “design thinking” qui renforce le discours de “marque”, franchement on ne peut que l’approuver et applaudir des deux mains (grosso modo).
Mais le problème c’est la chute. C’est là où le beau discours déraille où le masque ne tombe pas mais est remis et où le fil du storytelling redevient trop visible. Tout ça pour ça : nurun veut “rendre la vie meilleure et rendre les marques plus utiles au quotidien” ? Les 4 dernières secondes où après une magnifique lubrification on t’amène la couleuvre de 3 mètres. Et là ça casse tout mon désir. Parce que même si on peut/veut y croire ce n’est pas la réalité. µ
Leur connaissance du digital, c’est une réalité. Leur savoir-faire, c’est une réalité. Leur méthodo et leurs idées, c’est une réalité. Mais l’objectif de la vie meilleure c’est vilain intellectuellement parlant (ça rappelle un claim en grande distrib, en passant). A moins que dans “meilleur” on entende “profitable” et “euros” et que dans “utile” on entende “parts de marché” ou “notoriété”.
Donc comme dirait mon oncle cowboy, cut the horseshit for shit sake!
Enlevez-nous ces 4 dernières secondes pour laisser place à une vraie forme de respect (awe ou wow effect?) et ne pas tout gâcher en nous jetant à la figure ce que l’on doit croire, sans nous laisser élaborer notre propre conclusion par rapport à cette brillante démonstration. Parce que là, finalement, je me dis que pour être vraiment utile pour la marque et rendre la vie meilleure, vous devriez savoir à quel moment il faut lâcher prise.